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Ibogaïne

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Qu'est-ce que l'Ibogaïne ?

ibogaïne poudreL’ibogaïne est un alcaloïde indole psychoactif dérivé de l’écorce de la racine d’une plante africaine, la Tabernanthe iboga. En Afrique, l’écorce de cette racine est communément appelée « iboga » ou « eboka ». Elle contient environ 12 alcaloïdes différents, dont l’ibogaïne. Les autres, comme la tabernanthine ou l’ibogamine, sont sans doute eux-aussi psychoactifs. Ces dernières années, sa côte de popularité a grimpé grâce à sa capacité à traiter l’alcoolisme et la toxicomanie. Les études scientifiques et le large panel d’anecdotes rapportées semblent suggérer qu’une simple administration d’ibogaïne a la propriété de supprimer les symptômes du sevrage et de réduire la sensation de manque pendant une certaine période suivant l’administration. En outre, les propriétés psychoactives de la substance (à forte dose, il peut provoquer un état de rêve pendant plusieurs heures) ont été largement confirmées en aidant les utilisateurs à comprendre et modifier leur comportement face à la drogue.

Histoire

Un alcaloïde indole légèrement psychoactif issu d’une plante africaine. La substance, sous forme de plante, a été utilisée par des groupes indigènes pendant des millénaires. Les Bwiti, un groupe religieux d’Afrique Centrale, utilisent l’écorce de la racine de la Tabernanthe iboga à de nombreuses fins sociales et religieuses, et plus particulièrement comme l’élément central du rite initiatique Bwiti, une cérémonie complexe de « renaissance » de 3 jours. Ce passage est obligatoire pour devenir un membre du groupe. Les gens des deux sexes y sont soumis, en général entre le huitième et le treizième anniversaire.
La découverte que l’ibogaïne peut soigner l’addiction à la drogue est en général attribuée à Howard Lotsof, un ancien héroïnomane basé à New York, qui a pris de l’ibogaïne pour la première fois en 1962. Il a consommé beaucoup d’ibogaïne en pensant que c’était une drogue récréative, mais a réalisé 30 heures plus tard qu’il ne ressentait aucun manque et aucune envie de se procurer des drogues. L’expérimentation qu’en ont fait par la suite d’autres amis toxicomanes a confirmé qu’ils avaient ressenti les mêmes effets.

Chimie

Parmi la douzaine d’alcaloïdes indoles complexes dérivés de la tryptamine et trouvée dans le Tabernanthe iboga (Apocynacea), l’ibogaïne est l’hallucinogène le plus important et le composant psychédélique principal de toutes les espèces indigènes du continent africain. L’extraction des alcaloïdes de l’écorce de racine donne le chlorhydrate d’ibogaïne pur. L’ibogaïne, dont le nom chimique est 12-methoxyibogaïne, et un inhibiteur de la choline estérase, un stimulant du système nerveux central. La molécule présente la structure de noyau à deux anneaux, communs à la plupart des hallucinogènes.

Effets

L’iboga est mangée par les bwitis en petites doses pour rester éveillés et alertes pendant des longues périodes de chasse ou des longs trajets en canoë, ce qui peut durer deux jours, voire plus. On lui prête aussi des vertus aphrodisiaques. Le fruit jaune orangé de l’iboga, de la taille d’une olive, bien que n’étant pas psychoactif, est parfois utilisé pour la « stérilité des femmes ».

En dosage plus important, l’ibogaïne est hallucinogène. Il provoque des nausées et des vomissements, un peu comme le Peyote. A ce stade, il plonge le consommateur dans un état de transe intense et profond rendant tout mouvement physique impossible. La transe est intensément visuelle, et se manifeste généralement comme un long voyage.

Dans cet état, les actions de l’ibogaïne se décomposent en trois parties. La première est une période de à 4 à 6 heures de stimulation des rêves au cours de laquelle on expérimente des présentations visuelles ou des pensées en rapport avec le passé. La deuxième est une période intellectuelle ou cognitive où l’on évalue ces expériences et la troisième est une période de stimulation résiduelle conduisant éventuellement au sommeil. C’est en général au réveil du patient que l’on constate essentiellement les effets, à travers l’absence de consommation ou de désir même des drogues dont il abusait avant. Toutefois, il convient de préciser que les réactions à la substance sont très personnelles, chaque patient ayant ses caractéristiques personnelles propres.

Les visions de l’ibogaïne ramènent souvent à un contenu personnel. Un dispositif symbolique courant que met en place la substance est la dissimulation des problèmes personnels comme les affaires du monde, en général sous forme de scénario catastrophe politique ou écologique menaçant la planète.

Usage médical

Les études démontrent que l’ibogaïne a un potentiel considérable dans le traitement de l’addiction à l’héroïne, la cocaïne, le crack, la méthadone et l’alcool. Il semblerait également être utile dans le traitement de la dépendance au tabac. Il a aussi été suggéré que la drogue aurait un potentiel considérable dans le domaine de la psychothérapie, plus particulièrement pour le traitement des effets d’un traumatisme ou d’un conditionnement.

Une simple administration d’ibogaïne a typiquement trois effets utiles dans le traitement de la dépendance aux drogues. Tout d’abord, il provoque une réduction massive du symptôme de manque, permettant une désintoxication relativement indolore. Deuxièmement, il permet une nette réduction de l’envie de consommer des drogues pendant une certaine période suivant la prise d’ibogaïne, en général pendant une semaine à plusieurs mois, ce qui a été confirmé par des études scientifiques. Enfin, on rapporte que la nature psychoactive de la substance aide de nombreux consommateurs à comprendre et résoudre leur problème de drogue.

L’ibogaïne peut être administrée facilement, sous forme de capsules, et n’a elle-même pas d’effet addictif. La dose pour un usage thérapeutique est en général autour de 5-8 mg par kilo de poids corporel. C’est un médicament essentiellement en « une prise» et, utilisé dans un contexte clinique, il induira un examen médical préalable approprié, ce qui ne le fait pas passer pour une substance inoffensive. Alors que certains individus cesseront définitivement toute consommation de drogue après une dose unique d’ibogaïne, elle sera surtout pour la majorité le point de départ d’un programme complet de désintoxication.

Bien qu’approuvée pour des essais cliniques (humains) de traitement de l’addiction aux États-Unis au début des années 90, des problèmes, notamment de financement, ont entravé le développement de l’ibogaïne qui, encore jusqu’en 2005, était sous –développée et donc indisponible à la majorité des toxicomanes du monde entier.

Utilisation

Le dosage de « première évaluation » (pour un effet stimulant et non psychédélique) est autour de 2 ou 3 cuillerées à café pour les femmes et 3 à 5 pour les hommes.

Traditionnellement, l’écorce de la racine est grattée et séchée pour obtenir une poudre brun-jaunâtre. Elle est habituellement consommée seule, bien que certaines sectes la combinent au cannabis (ce qu’on appelle alors « yama » ou « mkot alok »).

Avertissement

A des niveaux excessifs, l’ibogaïne peut provoquer des convulsions, une paralysie et la mort par arrêt respiratoire. Les niveaux de toxicité sont liés au poids.

Pour ceux qui envisagent de prendre de l’ibogaïne pour un développement personnel sans s’engager dans une psychothérapie, il important d’être conscient que l’utilisation de cette drogue peut sembler attirante, puisque c’est un traitement qui propose une alternative au protocole formel d’une psychothérapie. Dans ce cas, l’ibogaïne peut empirer les choses. Quand trop d’éléments sont refoulés, et pour beaucoup de ceux élevés à l’occidentale, ce qui sera sans doute le cas, l’usage d’une drogue psychoactive peut parfois induire des réactions dangereuses comme la lutte de mécanismes de défense pour refouler les éléments douloureux. Ce phénomène peut conduire à des croyances délirantes ou névrosées qui peuvent durer longtemps après la fin de la séance.

Il est aussi important de réaliser que la consommation seule d’ibogaïne ne sera sûrement pas suffisante pour conduire à une transformation personnelle profonde. La substance donne généralement aux gens une vision mentale des aspects refoulés de leur psychisme, mais sans lien affectif particulier.

Liens / Lectures complémentaires

Ibogaine.co.uk
Iboga.org in French, Italian and English
Making a Tabernanthe iboga extract
Ibogaine: complex pharmacokinetics, concerns for safety, and preliminary efficacy measures by Mash DC, Kovera CA, Pablo J, Tyndale RF, Ervin FD, Williams IC, Singleton EG, Mayor M (2000) (Ann N Y Acad Sci 2000; 914:394-401).
The Ibogaine Story by D. Beal, P. de Rienzo and members of the Staten Island project (online version)

Références

Cet article est basé sur les pages suivantes :

Ibogaine.co.uk
An Introduction to Ibogaine by Nick Sandberg
Erowids Ibogaine FAQ
Ibogaine info from alt.psychoactives
Erowids Ibogaine Vault



Commentaires

  • Dukeabq 10-06-2007 20:57:05

    Nice info

  • 3dempty 24-11-2014 09:04:52

    I am interested in the use of African dream root in the new search for better sleep cycles due to a new finding . Where it calls for a good night. I think lucid dreaming would be a help to the nrem cycles after stage 1, and rem. It may show them control and the synapses would connect like that.


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