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MDA - Encyclopédie

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MDA

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La MDA est un dérivé de la MDMA. Comme elles se ressemblent sur beaucoup d'aspects, elles sont considérées comme des substances analogues. Leur structure chimique similaire entraîne des effets similaires. Certains psychonautes préfèrent la MDA à la MDMA, et il y a des pilules fabriquées pour eux. Cependant, ces pilules circulent pas mal, et il y a peu d'informations sur ce qui compose le mélange. Il est fort probable que les consommateurs de MDMA aient consommé de la MDA à leur insu.
  Comme la majorité préfère la MDMA, ça a donné naissance au mythe que la MDA est une version « manquée » de la MDMA. Ceci est faux. Le processus de production peut aussi montrer des ressemblances mais il y a des différences qui évitent de fabriquer par erreur une substance plutôt que l'autre. Nous évoquerons les ressemblances et différences dans cet article. Malheureusement, à la fois sur Google Scholar et sur Pubmed, aucune distinction n'est faite entre les noms de MDA et de MDMA. Cela la rend difficile la recherche sur les publications de MDA extrêmement difficile, d'où les sources limitées pour cet article.

Histoire

Les chimistes G. Mannish et W. Jacobsen ont synthétisé la MDA pour la première fois en 1910. Les tests sur animaux ont commencé en 1939 et les tests sur humains quelques années plus tard. Elle a été testée comme antidépresseur sur 500 sujets entre 1949 et 1957 et comme coupe-faim. Toutes ces recherches ont été menées par Smith, Kline & French, un groupe pharmaceutique.
  La Central Intelligence Agency a expérimenté la MDA sous le nom de code EA-1298 au cours de leur recherche pour la drogue-qui-fait-dire-la-vérité ultime. Aucune substance ne ce type n'a visiblement été trouvée. Un sujet est mort après une injection de 450 mg de MDA en 1953. La société H.D. Brown a déposé le brevet de la MDA comme agent antitussif en 1958, et Smith, Kline & French ont déposé le brevet de la MDMA comme inhibiteur d'anxiété en 1960 et en 1962 comme coupe-faim.
Le scientifique Gordon Alles a étudié les effets de la MDA et a expérimenté lui-même la drogue, qui l'a beaucoup impressionnée. Il a publié plusieurs articles sur la MDA qu'il a appelée la « drogue du calin ». Avec la prohibition du LSD, la MDA a trouvé son chemin sur le marché en 1960 et elle a été très recherchée. Elle est désormais classée comme drogue de classe 1 dans beaucoup de pays.

Chimie

La MDA (3,4-methylenedioxyamphetamine) et la MDMA ont une structure similaire, comme on peut le vois sur l'image ci-dessous. En raison de ses similarités, la MDA fonctionne de façon pharmacologique de presque de la même manière que la MDMA. Les deux substances libèrent davantage de sérotonine et et dopamine dans le cerveau. La libération de sérotonine donne une sensation d'euphorie et augmente les capacités d'ampathie. Les récepteurs 5-HT2a sont bien plus stimulés avec la MDA qu'avec la MDMA, ce qui entraîne de puissants effets psychédéliques. Bien que la MDMA provoque des hallucinations, celles-ci sont moins profondes et n'apparaissent qu'avec des dosages élevés. Le corps convertit partiellement la MDMA en MDA après un dosage élevé. Il est possible que la MDMA ne provoque elle-même pas d'hallucinations, mais que ce soit dû à la MDA.

MDA :

MDA chemical structure

MDMA :

MDMA chemical structure

Effets

Une pillule de MDA fait effet au bout de 20 à 30 minutes. Bien que les effets ressemblent à ceux de la MDMA, il y a également des différences. Pour commencer, les effets de la MDA durent environ une heure de plus.

  Voici les effets psychologiques :

  • Sensation d'euphorie. « L'effet amoureux » est un peu moins intense qu'avec la MDMA. Les effets trippants de la MDA rendent les autres sensations moindres
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  • Augmentation de la concentration
  • Augmentation de l'envie de parler
  • Plus d'énergie. Mais bien moins qu'avec la MDMA. La MDA peut vous faire sentir être éveillé mais aussi très détendu et aura moins tendance à vous faire danser toute la nuit. C'est pour ça qu'on considère que c'est moins une substance pour faire la fête que la MDMA
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  • Sensations de picotements, en particulier sur le dessus du crâne
  • Difficulté à s'endormir
  • Augmentation de la libido
  • Augmentation de l'empathie
  • Diminution des sensations d'anxiété et d'insécurité
  • Plus d'hallucinations qu'avec la MDMA : on peut avoir l'impression que les murs bougent ou voir des choses qui ne sont pas vraiment là.

 

Effets physiques :

  • Perte de l'appétit
  • Yeux qui roulent
  • Augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque
  • Augmentation de la température corporelle
  • Difficulté à uriner
  • Incapacité de dormir
  • Bouche sèche
  • Pupilles dilatées
  • Mâchoire qui se crispe. Un fort dosage peut entraîner la mastication, appelée « mâchoires qui claquent »
  • Vision brouillée
  • Nausée et vomissement, mais plutôt à fort dosage.

En raison de ses effets psychédéliques, la MDA est bien plus imprévisible que la MDMA. Que vous aimiez tripper ou non est très personnel. Certains acclament et embrassent les trésors de l'aspect trippant de la MDA et poussent jusqu'à administrer de manière intraveineuse, ce qui entraîne une expérience incomparable. On rapporte que la sensation est très intense et submergeante. L'administration intraveineuse des drogues est très dangereux, car cela augmente les risques d'overdose. En outre, la MDA est difficile à dose de façon intraveineuse, 15 mg pouvant faire la différence entre un bad trip et un aventure incroyable. Nous déconseillons donc fortement de s'injecter la MDA.

Informations sur l'utilisation

En raison des ses propriétés psychédéliques et de sa longueur par rapport à la MDMA, il est déconseillé de prendre cette drogue si vous ne vous sentez pas bien mentallement ou si vous êtes sensible psychologiquement. Dans ce cas, le trip pourrait prendre une tournure inattendue.
  Le EZ-test peut vous aider à savoir si votre pillule contient de la MDA ou de la MDMA. C'est un peu plus compliqué s'il y a plusieurs substances dedans. Dans quelques pays, vous pouvez emmener vos pilules à un service de test si vous voulez savoir exactement ce qu'il y a dedans. Comme la MDA utilise utilise tout le stock de sérotonine que garde le cerveau, causant cette sensation de béatitude et d'euphorie pendant le trip, il se peut qu'on se sente vide au moment de « la descente ». Il est donc préférable de prendre des mesures de précaution pour contrecarrer ou faciliter ce passage. Vous voudrez sans doute donner à voter cerveau la possibilité de reproduire de la sérotonine dès que possible.
  La façon la plus facile est de prendre After D après avoir utilisé de la MDA (ou MDMA). Cette formule efficace vous aidera à retrouver les taux de sérotonine avec le L-tryptophan, un acide aminé indispensable à la production de sérotonine. After D contient également une grande quantité d'antioxydants, aidant contre le stress oxydant avec une dose élevée de citrate de magnésium, permettant aux muscles de se reposer.

 

Risques

Comme mentionné plus haut, un sujet est décédé après une administration intraveineuse de 450 mg de MDA, l'équivalent de trois ou quatre pilules. Les recherches ont révélé qu'une forte dose de MDA causait chez le rat des dommages à long terme sur le cerveau. Au cours d'autres recherches, on a découvert une perte de la fonctionnalité de la mémoire et une augmentation de l'anxiété trois mois après la prise d'une dose élevée de MDMA. On pense que la MDA a les mêmes caractéristiques toxicologiques. Il n'est donc pas recommandé de prendre des doses élevées de MDA, ni d'en prendre plus d'une fois toutes les six semaines.
  Il y a certains risques après la prise, comme une surchauffe (hyperthermie), une intoxication à l'eau (hyponatrémie), le syndrome de sérotonine, l'augmentation de potentielles maladies cardiaques (maladies cardiovasculaires), de crises de syndrome, de crise d’épilepsie, de syndrome délirant, de dommages au foie et de perturbations physiologiques.

 

Applications médicales

MDA a été utilisé dans le passé comme antidépresseur mais comme elle fait baisser les taux de sérotonine, la MDA n'a pas à long terme les propriétés pour être un médicament dans le traitement de la dépression. Au contraire, une utilisation fréquente peut déclencher une dépression. Elle a également été utilisée comme agent amincissant puisqu'elle supprime l'appétit. Mais il n'est pas recommandé de prendre de la MDA sur une base quotidienne à cause de ses effets psychédéliques et le fait qu'elle affecte la capacité à fonctionner normalement.
  Tout comme la MDMA qui a été utilisée pour aider en psychothérapie, la MDA a montré avoir un effet bénéfique quant elle est utilisée pour assister ou traiter les désordres de stress post-traumatique. La MDA peut aider à réduire l'anxiété qu'on peut avoir à parler de ses sentiments, aider à s'ouvrir et à ressentir moins d'anxiété. Des sessions de thérapie incluant l'utilisation de MDA peut aider dans le traitement des traumatismes.

 

Combiner la MDA

Il n'est pas recommandé de combiner la MDA avec d'autres substances, incluant l'alcool.

Dosage

  • Dosage minimum : 60 – 120 mg
  • Dosage léger : 100 -150 mg
  • Dosage moyen : 100 -250 mg
  • Dosage élevé : 160 – 270 mg
  • Dosage lourd : + 250 mg

Contre-indications

  Ne pas combiner la MDA avec des antidépresseurs, vu qu'ils peuvent inclure des inhibiteurs de MOA, causant une augmentation des niveaux de sérotonine. La MDA fait la même chose, et une combinaison peut donc entraîner le syndrome mortel de sérotonine.

Conclusion

Il semble clair désormais que la MDA n'est pas une version « manquée » de la MDMA. C'est une substance différente qui a des similarités, comme le méthylone, mais ses effets ont plus de différences. Certains apprécient ces différences alors que d'autres non. Ne vous laissez pas surprendre par les drogues que vous prenez : faîtes-les tester si vous n'êtes pas sûr de ce qu'il y a dedans.

Sources

1. Rothman RB, Baumann MH (2006). "Therapeutic potential of monoamine transporter substrates". Curr Top Med Chem. 6 (17): 1845–59. doi:10.2174/156802606778249766. PMID 17017961.
2. G Battaglia, S Y Yeh, E O'Hearn, M E Molliver, M J Kuhar, E B De Souza, 3,4-Methylenedioxymethamphetamine and 3,4-methylenedioxyamphetamine destroy serotonin terminals in rat brain: quantification of neurodegeneration by measurement of [3H]paroxetine-labeled serotonin uptake sites, JPET September 1987 vol. 242 no. 3 911-916
  3. Kirsten C Morleya, Jason E Gallatea, Glenn E Huntb, Paul E Malletc, Iain S McGregor European Journal of Pharmacology Volume 433, Issue 1, Increased anxiety and impaired memory in rats 3 months after administration of 3,4-methylenedioxymethamphetamine (“Ecstasy”), 14 December 2001, Pages 91–99
4. Naranjo C. · Shulgin A.T. · Sargent T., Evaluation of 3,4-Methylenedioxyamphetamine (MDA) as an Adjunct to Psychotherapy, Medicina et Pharmacologia Experimentalis, Vol. 17, No. 4, 1967

 



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