EncyclopédieSyrian Rue (Peganum harmala)

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Syrian Rue (Peganum harmala) - Encyclopédie

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Syrian Rue (Peganum harmala)

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Syrian Rue seeds


INTRODUCTION – QU'EST-CE QUE LE SYRIAN RUE ?

Le Syrian rue (Peganum harmala) est une plante du déser qui pousse à l'Est de la Méditerranée, à travers tout le Moyen-Orient et jusqu'en Inde, en Mongolie au Manchurie. Les graines ont une longue histoire d'utilisation rituelle et médicinale, principalement comme encens. On pense très largement que cela éloigne le mauvais sort.
Les graines marron et triangulaires contiennent un taux d'alcaloïdes harmala élevé et qui peut avoir un effet inhibiteur de MOA. C'est pour cette raison que le Syrian rue est devenu très populaire dans la communauté psychonaute occidentale comme analogue de l'ayahuasca.

INFORMATION BOTANIQUE

Peganum harmala fruits

Le Syrian rue (Peganum harmala) appartient à la famille des Zygophyllaceae – également connus sous le nom de famille Caltrop. La plante a de nombreux noms populaires, comme harmel, harmal, aspand, esfand, et peganon.
Le Peganum harmala est un buisson succulent vivace, qui pousse à une hauteur maximale d'un mètre. Les feuilles ont une apparence fragile. Les fleurs blanches apparaissent au bout de chaque tige. Elles ont cinq pétales et dix pistilles chacune. En juillet les fleurs se transforment en fruits ronds à grand lobe, qui tournent au rouge quand ils sont mûrs. Ils contiennent un grand nombre de graines marron-noir à la forme triangulaire et d'une longueur d'environ 3 mm.
Le Syrian Rue est souvent confondu avec le rue « ordinaire »(Ruta graveolens). Bien que cette plante ait des feuilles et des branches qui se ressemblent (et agalement un goût amer), il appartient à une famille différente (Citrus). Le Caltrop (Tribulus terrestris) est un membre de la famille des Peganum harmala qui contient également un taux d'alcaloïdes harmala élevé.

HISTOIRE

Le Syrian rue est connu depuis les temps anciens. Vers l'an 60 il est décrit par Dioscorides dans son recueil botanique De materia medica. D'après lui « le rue sauvage mélangé au miel, au vin, au poulet, au safran et au jus de fenouil est utile pour une vision fragile ». Dioscorides a comparé le Syrian rue à « moly », l'herbe mythique ramenée à 0dyssé par Hermes, le protégeant du sort de Circe, une sorcière qui avait transformé ses camarades en porcs.

Circe painting by Waterhouse

Le Peganum harmala est également mentionné par le physicien gréco-romain Galène (2nd siècle après J.C.) qui a classé l'herbe comme « chaude et sèche au 3ème degré ». Les herboristes médiévaux arabes l'utilisaient comme aphrodisiaque et aussi pour traiter l'épilepsie. Le Syrian rue était en outre connu pour soulager la douleur, pour faciliter le flux d'urine et la menstruation, et pour causer l'intoxication et provoquer l'endormissement.
Dioscorides mentionnait déjà que la plante était utilisée pour chasser le mauvais œil. Un autre nom populaire du Syrian rue était besasa ou « plante de Bes ». Bes est un dieu nain de l'Egypte Ancienne qui protégeait les gens contre toutes sortes de démons. De petites statut de Bes étaient enfumées avec des graines de rue. Jusqu'à ce jour la combustion de graines d'harmala reste une tradition populaire au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

LE MAUVAIS OEIL

Le mauvais œil est un regard malveillant, souvent inconscient, qui est dit emmener la malchance ou des accidents. La croyance va avec l'idée que trop d'attention portée par une personne sur la chance entraînera la mal-chance.
Dans ce respect le Syrian rue est principalement utilisé comme encens de purification et parfois comme amulette. En Turquie la plante entière est suspendue dans les maisons et d'autres endroits pour la protection. En Iran ils rassemblent les capsules de fruits dans le même but et au Maroc les graines sont portées dans des sachets en amulette contre les djinns. En Iran les graines sont également brûlées en grande quantité pendant Nowruz, le printemps, et la célébration du nouvel an le 21 March. La maison entière est purifiée avec la fumée pour éloigner la malchance. Pendant les mariages les graines sont répandues sur des braises en protection contre le mal.
Au Pakistan les graines servent à neutraliser les enchantements d'un djinn et à bannir les mauvais esprits en général. Si quelqu'un était diagnostiqué ensorcelé, il devait alors inhaler autant de fumée que possible. Des habitudes similaires ont pu être observées en Inde et en Afrique du Nord, où les graines sont combinées avec d'autres herbes.

IVRESSE ALCOOLIQUE

Sufi dancers

Dans le Coran, le Syrian rue est mentionné comme plante sacrée : « chaque racine, chaque feuille de harmel, est surveillée par un ange qui attend la personne qui viendra rechercher la guérison ». Avicenna, le célébre physicien perse du 11ème siècle, décrit le harmel comme « hazaian ». C'est un mot archaïque qui veut dire ivre ou hallucinogène. Les derviches de Buchara étaient connus pour utiliser les graines l'harmel pour leurs effets d'ivresse.
Une habitude similaire a été observée par les chamans Hunza d'Himalaya (l'actuel Pakistan). Ils boivent le sang d'une chèvre et dansent sur de la musique en brûlant différents types d'encens. Outre le Syrian rue ils utilisaient du Juniperus recurva. En inhalant la fumée ils entrent dans une transe de clairvoyance qui les rend capables de consulter le pari, une sorte de fée, sur toute sorte de problème qu'on puisse rencontrer.

HAOMA ?

Ephedra gerardiana

Comme la plante est très estimèe en mèdecine traditionnelle, Schultes, Hofmann et Rätsch (2001; 1992) pensent que cela peut indiquer qu'il s'agissait d'un « semi sacre utilisé comme hallucinogène dans la religion et la magie de la nature ». Il y a eu des spéculations plus fréquentes évoquant que « haoma », la plante sacrée du Zoroastrianisme, pouvait être identifiée comme le Peganum harmala.
Cependant si nous regardons les sources textuelles de ces traditions, principalement l'Avesta, il semblerait plutôt que Haoma fasse référence à l'éphédra (Ephedra gerardiana). La méthode de préparation (presser le jus des branches), l'endroit où on la trouve (montagnes plutôt que déserts) et l'évidence linguistique (l'éphédra est toujours appelé « hom », « hum » ou « homa » en Perse et langages proches) sont tous en faveur de la petite herbe stimulante.
Haoma a la même racine linguistique – sauma – que le soma védique : cet autre breuvage mythe entouré de spéculation lui-aussi. Il se pourrait aussi que tous deux soient le nom d'une large catégorie de « plantes magiques », comme le mot enthéogène de nos jours.

AMOUR, NAISSANCE ET AUTRES APPLICATIONS

TRADITIONELLES (MEDICALES)

Le Syrian rue est connu comme étant un aphrodisiaque. Les femmes enceintes ne devraient cependant pas l'utiliser car il a des effets abortifs. Les graines provoquent la contraction des muscles de l'utérus. Pour cette raison elles pouvaient être utilisées pour provoquer des avortements, provoquer l'accouchement ou provoquer les menstruations. A travers toute l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l'Inde, les graines sont aussi utilisées pour guérir tout un panel de maux : des problèmes de peau à l'asme en passant par les flatulences. En outre, on peut utiliser les graines pour faire des teintures. Une extraction à l'eau donne une teinture jaune fluorescent. On obtient une couleur rouge en faisant une extraction à l'alcool. On peut utiliser les tiges, les racines et les graines pour faire de l'encre et des tatouages. On peut faire une huile de massage qui sent bon à partir des herbes.

PSYCHONAUTES ET UTILISATION THERAPEUTIQUE

L'Harmaline a été isolée pour la première fois en 1841 et l'harmine en 1847 par des chimistes allemands. Plus tard on a découvert que la vigne d'ayahuasca Banisteriopsis caapi contenait des mêmes alcaloïdes : l'harmine, l'harmaline et le tetrahydroharmine (avant, le principal alcaloïde du B. caapi était appelé « télépathine ».)
Au milieu des années 60 Claudio Naranja a testé les effets thérapeutiques de l'harmine et de l'harmaline. Des insertions intraveineuses ont entraîné la relaxation physique. Les participants ont eu tendance à s'éloigner de leur environnement et à préférer un minimum de stimuli. La moitié des sujets ont expérimenté des nausées ou des vomissements. Certains ont décrit des visions similaires à celles de l'ayahuasca.
Dans les années 80 le Syrian rue a été découvert par des psychonautes occidentaux principalement intéressées par les effets inhibiteurs de MOA. Une des plus anciennes traces de cette utilisation est une publication de Gracie & Zarkov. Ils ont fait une déconcoction des graines pour rendre active de manière orale de la DMT synthétique (Gracie & Zarkov, 1986). De la même manière on sait que les graines augmentent le potentiel de la psilocybine, de la 5-MeO-DMT et des autres tryptamines.
Avec la vague de popularisation de l'ayahuasca, le Peganum harmala s'est fait connaître comme ingrédient des analogues de l'ayahuasca (anahuaca). Il est utilisé car plus abordable et plus facile à préparer. On utilise parfois des extraits de Syrian rue dans les mixtures à fumer comme le changa. .

UTILISATION

Peganum harmala flower

Il y a de nombreuses manières de consommer le Syrian rue. La façon la plus simple est de mâcher simplement les graines. Il faut les garder dans la bouche pendant environ deux minutes, bien les mâcher et s'assurer qu'elles soient le plus possible en contact avec votre salive avant de les avaler.
Malheureusement le goût est très amer. Il est ainsi plus confortable de moudre les graines (par exemple avec un mortier et un pilon ou dans un machine à moudre le café). Vous pouvez soit avaler la poudre telle quel soit la mettre dans une gélule.
Il est aussi possible de faire une extraction à l'eau froide. Dans ce cas il faut moudre les graines avant de les plonger dans de l'eau froide. Filtrez les graines et buvez l'eau. Dans une infusion d'eau chaude certains des éléments actifs seraient perdus, et il en faudrait ainsi davantage par personne (environ 1 ou 2 grammes de plus par personne). Utilisez 150 ml d'eau et 50 ml de jus de citron par personne. Broyez les graines et laissez-les à feu doux pendant 15 à 30 minutes. Une infusion à l'eau chaude est plus agréable sur l'estomac et donne moins la tête qui tourne.
De manière traditionnelle les graines sont séchées et brûlées comme de l'encens (par exemple sur des braises). Si le dosage est suffisant cela peut aussi avoir un effet inhibiteur de MOA, mais pour une durée plus courte.
Rätsch indique qu'en Ladakh (Indie) les graines sont grillées sur une plaque chaude, finement moulues et fumées en combinaison avec le tabac. Si vous voulez vous-même fumer les graines il conseille de faire bouillir 15 grammes de graines et mixez avec le jus d'un citron. De cette manière ça crée une pâte. On peut fumer la pâte avec du tabac pour un « effet d'ébriété et des effet aphrodisiaques » (Rätsch 2005, p.426). Au Maroc du vin d'harmel est fait en ajoutant des graines à du vin. Il faut en prendre un légèrement acide pour un solvabilité des alcaloïdes optimale. Les graines peuvent aussi être pulvérisées et utilisées en sniff « pour un esprit clair ».

evil eye

Il est possible de faire un extrait de Syrian rue ou d'isoler les alcaloïdes harmala avec de simples extractions acides (voir Erowid). Cela peut être utile, par exemple en préparant le changa. Saviez-vous que les extraits de Syrian rue brillaient sous la lumière noire ? Un consommateur a décrit que fumer un extrait « fournit davantage un effet cérébral et moins d'effet corporel » comparé à l'ingestion de graines.
3 à 4 grammes de graines est la quantité optimale pour un effet inhibiteur de MOA. Cela équivaut environ à 1.5 mg d'alcaloïdes harmala par kilo de poids corporel. Augmenter le dosage conduira uniquement à une expérience plus corporelle, mais n'intensifiera pas le potentiel des effets des tryptamines comme la psilocybine ou la DMT. Des dosages de 3 à 28 grammes de graines ont été pris pour un effet psydélique en soit. En général l'expérience est caractérisée par des nausées, des vomissements, des diarrées et la tête qui tourne avec l'augmentation des dosages. Les effets psychédéliques semblent varier en fonction des gens : certains ont des visions, d'autres non. Alexander Shulgin fournit un rapport détaillé de dosages – augmentant à chaque fois un peu - à la fois de graines et d'alcaloïde harmaline isolée.
Il faut entre 15 et 60 minutes avant que les alcaloïdes harmala fassent effet. Alors si votre intention est de potentialiser une seconde substance, il est mieux d'attendre un peu avant de l'ingérer. Les effets inhibiteurs de MOA durent au moins 3 à 6 heures, parfois plus. Les effets psychoactifs durent 5 à 8 heures. Aussi, les effets de la substance combinée dureront plus longtemps que d'habitude ! La durée du trip de champignons magiques peut par exemple être prolongé de 1.5 à 2 fois.
Dans le prolongement des observations de Naranjo, Shulgin – qui a pris de forts dosages expérimentaux – conseille de le faire la nuit ou dans un endroit sombre avec peu de distractions . C'est en s'allongeant qu'il était le plus capable de se concentrer sur son voyage intérieur au lieu de le faire sur la lourdeur de son corps.
Pour éviter les nausées on peut utiliser des herbes comme le gingembre, la menthe, la camomille, l’aneth ou le fenouil (par exemple en thé). Fumer de la marihuana peut aussi aider à éviter les nausées, mais il semblerait que ça altère l'expérience. Certains utilisateurs ont rapporté que mixer le Peganum harmala avec de la marihuana donnait des distortions visuelles, un high corporel important et une plus forte sensation de buzz.

EFFETS

Quand l'enzyme MOA est bloqué, les tryptamines endogènes sont empêchés d'être détruits. En fonction du dosage cela peut entraîner des effets psychédéliques comme des hallucinations auditives et visuelles et des expériences mystiques. Le fonctionnement est similaire à celui du Banisteriopsis caapi, parfois pris aussi par lui-même pour pour des raisons thérapeutiques.
Quand il est pris pour potentialiser une seconde substance, l'expérience de cette substance n'est pas seulement intensifiée et prolongée, mais il y a également une altération qualitative. Pour les champignons, il a été observé que le trip était plus intense , plus « autre » et plus « léthargiques » (plus forte tendance à vouloir s'allonger). Gracie et Zarkov décrivent la rencontre avec l'esprit du Syrian Rue. D'après eux : « la plante enseignante a une personnalité définie qui était fortement masculine, très amicale, avec de l'humour, et un fort intérêt aux histoires et en étant bavard ».
Le Syrian rue a à la fois des caractéristiques stimulantes et sédatives. Les graines sont légèrement antidépressives. Les autres effets communs sont la nausée, la tête qui tourne et des vomissements. En outre, les graines d'harmala sont utérotoniques : elles contractent les muscles de l'utérus et sont utilisées pour provoquer l'accouchement ou l'avortement. Elles ont été aussi classifiées comme diurétiques, lactagogues et emmenagogues, ce qui veut dire qu'elle stimulent le flux d'urine, de lait, et le sang menstruel. Ils ont aussi été utilisés comme anti-douleur et narcotiques, pour aider au sommeil, comme émétique et pour éliminer les vers.

CHIMIE

harmine structure

Les graines de Peganum harmala contienent différents alcaloïdes, principalement les alcaloïdes harmine et harmaline. Les autres beta-carbolines sont les harmalol, harmane, harmidine, dihydroharmaline, isoharmine, tétrahydroharmine, tétrahydroharmaline, tétrahydroharmol, et norharmine.
L'Harmine, harmaline et tetrahydroharmine sont également présents dans la vigne d'ayahuasca Banisteriopsis caapi. La concentration est un peu plus forte dans le Syrian rue : environ 2 à 7 % du poids sec de graines matures.
Les alcaloïdes harmala sont psychoactifs et fonctionnent comme inhibiteurs de MOA-A réversibles à court-terme. Cela veut dire qu'il suppriment d'excrétion de l'enzyme endogène de monoamine oxydase (MOA). Cet enzyme métabolise normalement certains neurotransmetteurs endogènes comme la sérotonine, ainsi que des toxines (comme les tyramines dans la nourriture) et les tryptamines étrangères. Quand l'enzyme est bloqué, les substances comme la N, N-DMT et la 5-MeO-DMT deviennent effectives orallement. Les effets d'autres substances comme la mescaline, la LSD, la mescaline et la psilocybine sont potentialisés.
harmaline structure Reversible signifie que l'inhibition est temporaire : c'est déclenché par la compétition au niveau du site de liaison. Les anti-depresseurs pharmaceutiques sont pour la plupart des MOA irréversibles (permanents) : ils détruisent le récepteur où l'enzyme se fixe. Combiner des IMOA irréversibles avec des tryptamines peut être très dangereux : les effets peuvent durer pendant des semaines ou des mois. Lisez davantage sur l'inhibition des MOA avec des tryptamines (incluant une liste de nourriture et substances interdites) ici. La Tétrahydroharmine, typiquement présente en légers taux, est un inhibiteur de recapture de sérotonine. L'harman a montré être un agent vasodilatateur et hypotensif sur les animaux. Il intéragit directement avec l'ADN et peut affecter sa structure.

Les graines d'harmala contiennent aussi les composants quinazolines vasicine, vasicinone, pegaline et deoxyvasicinone, qui ont des effets utérontonique. Les graines contiennent également de la vitamine C et de acides gras.

Peganum harmala fruit capsule

CULTURE

Le Syrian rue pousse par climat désertique. Dans les années 30, la plante a été introduite aux U.S.A, où elle pousse désormais de façon naturelle dans les régions arides du Texas, du Nouveau Mexique, d'Arizona et du Nevada. Un climat légèrement chaud est nécessaire pour la culture, comme en Europe du Sud ou en Californie. Elle pousse difficilement en Europe Centrale.
Au printemps on peut semer les graines sur sol humide et en les enfonçant un peu. Un air chaud et un peu de lumière sont nécessaires pour la germination. Quand les racines sont suffisamment développées, les jeunes plantes peuvent être rempotées.
Les graines peuvent également germer en intérieur, sur sol sableux. Soyez modéré avec l'eau et mettez une source de lumière à au moins 20 °C. Une fois plaiement développée la plante peut supporter sécheresse et gel. Cela mettra la plante en mode hibernation, mais au printemps elle recommencera à pousser.
Il est également possible de cultiver la plante à partir de racines préservées de l'année précédante. Dans ce cas il faut regrouper les racines et les garder dans un endroit frais. En début de printemps on peut alors planter les racines dans le sol ou dans des pots.

LOI

Le Syrian rue n'est pas interdit dans la plupart des pays européens, seulement en France le Peganum harmala et les alcaloïdes harmala sont listés aux substances controllées. En Finlande la plante est sur la liste des plantes médicinales, ce qui veut dire qu'il faut la prescription d'un médecin pour l'importer légalement.
La plante n'est pas interdite aux U.S.A. ce qui veut dire qu'il est possible d'en posséder et d'en faire le commerce. Cependant elle est listée comme plante « plante nocive » dans plusieurs états incluant Arizona, Californie, Colorado, Nevada, Nouveau Mexique et Oregon. Cela veut dire que qu'elle est une menace pour l'agriculture et l'ecosystème naturel. Sa culture et son importation pourraient ainsi être controllées ou interdites dans ces états. En Louisiane la plante est illégale à la consommation humaine.
Les alcaloïdes harmala sont interdits en Australie, et l'harmaline interdite au Canada.

AVERTISSEMENT

Attention : si nous ingérez un inhibiteur de MOA, il vous faudra faire attention à votre alimentation ! L'enzyme MOA bloqué, normalement, élimine les substances toxiques de la nourriture et de certains médicaments. En combinaison avec un IMOA, l'ancool, la viande, le fromage et d'autres produits courants peuvent provoquer maux de tête et fatigue. D'autres substances, en particulier les amphétamines et les anti-dépresseurs pharmaceutiques, pourraient être mortelles. Lisez notre article sur les IMOA pour plus d'informations. Il est mieux de commencer une alimentation adaptée aux MOA au moins un jour avant et un jour après, plus longtemps si possible.
En raison de leurs effets utérotoniques, les graines devraient être évitées par les femmes enceintes.
Le Peganum harmala n'est addictif ni physiquement ni psychologiquement, mais il devrait être évité en période d'instabilité mentale ou émotionnelle par les gens sujets aux maladies mentales. Ne conduisez pas et n'utilisez pas de machine si vous êtes sous son influence.

Sources



Commentaires

  • Af 08-07-2018 15:27:47

    Bonjour,
    Je voudrai vous signaler une erreur dans vos propos:
    Le syrian rue n'est pas mentionné dans le coran. Ce que vous avez rapporté comme texte, est un soi disant hadith ( recueil des actes et paroles de Mahomet et de ses compagnons, à propos de commentaires du Coran ou de règles de conduite) qui n'en est pas selon une majorité de savants musulman.

  • Sat Chi WA 23-09-2018 17:52:42

    Thanks for all the information.. Very thorough.


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