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Le lotus bleu

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Il était une fois en Égypte une petite plante aquatique qui poussait dans les étangs et les eaux peu profondes du Nil. Elle était également largement cultivée sur les étendues d'eau artificielles pour sa beauté, son symbole, et probablement aussi pour ses effets enivrants. Ce joli petit nénufar est communément appelé lotus bleu (Nymphaea caerulea). Il ouvre ses pétales à l’aube, et les referme au crépuscule. C'est ainsi qu'il est devenu le symbole du soleil, de l'éternité et de la résurrection dans l’Égypte ancienne.

Le lotus bleu en Égypte

La fleur de lotus comme un symbole

Quand la tombe de Toutânkhamon a été découverte en 1922, on a retrouvé le corps du Pharaon recouvert d'une masse de pétales de lotus bleu vieux de plus de 3000 ans. On a également découvert dans ce même tombeau une statut au portrait de Toutânkhamon, la tête émergeant d'une fleur de lotus bleu.
Le lys bleu sacré du Nil était également le symbole de plusieurs déités, comme Osiris, Nefertem et Ra, le porteur de lumière, dieu du soleil. Les dessins retrouvés dans les tombes, les sculptures et les décorations des murs des temples sont aujourd'hui des traces de témoignages importants de l'utilisation de cette plante à l’époque.
Beaucoup d'historiens pensent qu'elle était simplement une fleur symbolique, mais certains faits montreraient que les égyptiens anciens utilisaient cette plante pour induire des états d'extase, de sédation, d’excitation, mais aussi comme un médicament.

Un breuvage rituel psychoactif

Le lotus bleu est souvent représenté dans les rituels sociaux et spirituels importants, comme celui du passage dans l’au-delà mais aussi dans les scènes de vie sociales et dansantes. Les vivants comme les morts portaient de manière traditionnelle les couronnes conçues avec cette plante. Souvent représentée dans l'art ancien et dans les hiéroglyphes aux côtés de fruits de mandragore et de coquelicots, on pense qu'il est possible que ces images soient la représentation iconographique d'une recette d’un breuvage traditionnel psychoactif à base de fleurs de lotus, de fruits de mandragore et de capsules de coquelicot, comme cela a été suggéré par l'académie et les chercheurs. Le lotus bleu était en général laissé à tremper dans du vin et il y avait même un instrument spécifique pour le boire.

Recherche scientifique sur les effets

Un épisode de la série documentaire « Sacred Weeds » (1998) apporte la preuve que les égyptiens anciens avaient bien connaissance des propriétés psychoactives du lotus bleu. Un groupe d'ethnobotanistes, anthropologues, égyptologues, archéologues et pharmacologues ont mené la première étude scientifiquement contrôlée des effets du lotus bleu sur deux sujets. Ils ont conclu que c'était une plante psychoactive et que ses effets établissaient une nouvelle fondation de compréhension des origines de la philosophie et de la religion dans l’Égypte ancienne.
Une autre série documentaire intéressante, « The Private Lives Of The Pharaohs », a dédié un épisode au « Sex, Death And The Lotus ». L'égyptologue Dr Joann Fletcher montre le temple d’Horus où l'on voit plusieurs images du roi offrant le lotus bleu aux dieux, accompagnés de textes suggérant que le lotus pouvait avoir des propriétés narcotiques. Après plusieurs tests et analyses, les experts ont conclu que « décanté dans du vin, le lotus bleu ne fournissait pas une montée immédiate, mais que son usage à long terme renforcerait la vigueur sexuelle et la santé générale de ceux qui le consomment ».

Gravure du lotus bleu

Autres cultures

Plusieurs autres civilisations, comme les Mayas, semblent avoir utilisé le lotus bleu pour les mêmes raisons, même si nous ne sommes pas certains qu'il s'agissait vraiment de Nymphaea caerulea, et non d'une autre variété de l'espèce des Nymphaea.
Les effets légèrement sédatifs du N. caerulea le rende également plutôt enclin à être mangé par les mythiques Lotophages, les “Mangeurs de Lotus” dans l'Odyssée d’Homer, un peuple qui vivait dans un état drogué et indolent du fait de consommer du lotus.

Une vision moderne des effets

Le Nymphaea caerulea contient de l'apomorphine, un agoniste non-sélectif de la dopamine, ainsi que de la nuciférine, de la nupharine et de la nupharidine. Les fleurs contiennent également une grande quantité de différents alcaloïdes, incluant le kaempférol, qui a des propriétés d’IMAO. Le mode de consommation le plus commun consiste à laisser tremper les fleurs (ou les extraits) dans le vin pendant quelques jours, ou de les mettre dans de l'alcool jusqu'à trois semaines, les effets de l'alcool renforçant les effets de la substance chimique active.
Les opinions sur les effets du lotus bleus diffèrent grandement. Certaines personnes rapportent une chaude sensation de « high », un état d'esprit détendu et paisible, alors que d'autres le trouvent décevant, trop subtil ou carrément sans effet. Ce dernier groupe pense qu'il s'agit tout juste d'une légende, un conte sympa des Milles et une nuits, mais faisant moins d'effet qu'une bière.
Certains utilisateurs décrivent le lotus bleu comme une version plus légère de la MDMA, capable de provoquer des sentiments d'empathie, et la majorité décrivant un état de relaxation dans lequel les utilisateurs sont d'une humeur plus sociale, se sentent plus confortables avec eux-mêmes et souvent envahis par une vague de bien-être et une plaisante léthargie. Le lotus bleu est aussi considéré comme étant un activateur, se combinant bien avec les autres substances, leur donnant plus de clarté.

Le lotus bleu en Hortus Bonaticus

Apprendre à connaître la plante

Pour expérimenter les effets du lotus bleu d'une manière plus efficace et mieux se rendre compte des effets, nous recommandons d'éviter les autres drogues ou stimulants pendant un moment avant d'essayer.
Nous ne sommes plus les humains « non-pollués » qui vivaient dans l’Égypte Ancienne – nous consommons de nombreux stimulants sur une base quotidienne, certaines d'entre eux ayant un effet plus puissant que le lotus bleu. Le café, le thé, l'alcool, le sucre, le cannabis, les antidouleurs, les substances pour faire la fête, tout cela peut affecter les effets offerts par cette plante merveilleuse.
Et il est possible également que les variétés de lotus bleu que l'on cultive aujourd’hui soient moins puissantes que celles qui poussaient à l'époque naturellement sur les terres de l’Égypte des Pharaons. Il est malheureusement devenu très rare de trouver cette plante à l'état sauvage aujourd’hui. On la trouve plutôt dans des jardins botaniques comme celui de la photo, prise à l’Hortus Botanicus d'Amsterdam.

Lotus blanc et lotus rose

Vous pouvez acheter différents types de lotus bleu chez Azarius, comme des fleurs séchées, des extraits et des résines, et ça vaut définitivement le coup d'essayer, et de tirer vous-mêmes propres conclusions sur ses effets. Vous pouvez également acheter du lys blanc (Nymphaea alba), aussi connu sous le nom de lotus blanc, et que l'on trouve dans les cours d'eau à travers toute l'Europe, et dans certaines régions d'Afrique du Nord et du Moyen Orient. Ce lotus blanc contient également l’alcaloïde actif nuphérine, mais les rapports révèlent qu'il est bien moins puissant que l'égyptien.
Et nous proposons aussi le lotus rose (Nelumbo nucifera), une espèce complètement différente qui est souvent confondue avec le lotus Nymphaea. Certains pensent que c'est l'ingrédient original de la boisson Védique enthéogène Soma... mais ça fera l'objet d'une autre histoire.


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